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Crainte de licenciements chez Sumpar, sous-traitant pour l’aéronautique, près de Rouen

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L'entreprise Sumpar, sous-traitant pour la filière aéronautique, pourrait annoncer une vague de licenciements d'ici la fin juillet 2020, annonce le syndict CGT. Explications.

 

Les représentants du syndicat CGT ont appelé les salariés de Sumpar, à Boos, près de Rouen (Seine-Maritime), à rester soudés pour contrer le Plan pour la Sauvegarde de l'Emploi pressenti dans l'entreprise.
Les représentants du syndicat CGT ont appelé les salariés de Sumpar, à Boos, près de Rouen (Seine-Maritime), à rester soudés pour contrer le Plan pour la Sauvegarde de l’Emploi pressenti dans l’entreprise. (©Isabelle Villy)

Une trentaine de salariés de l’entreprise Sumpar, spécialisée dans la fabrication de pièces d’avions et implantée à Boos, sur le plateau Est de Rouen (Seine-Maritime), pourraient être touchés par un plan de licenciements. Une perspective d’ores et déjà dénoncée par les syndicats. 

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Une trentaine de salariés pourraient être touchés

Spécialisée dans le secteur aéronautique et plus particulièrement dans la fabrication de pièces d’avion pour Safran Nacelles, son plus gros client, l’entreprise Sumpar, basée à Boos devrait, selon les syndicats, annoncer un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui devrait concerner 30 à 35 salariés, sur les 162 qu’elle compte. Une information qui a été livrée pour l’instant de manière orale indique le syndicat CGT, qui a observé un temps de prise de parole mercredi 8 juillet 2020, à l’heure du déjeuner, en présence de représentants de l’Union départementale de la CGT.

Perte de commandes liée à la crise sanitaire

La direction nous a indiqué que nous allons recevoir les documents du PSE fin juillet. On peut comprendre la situation de pertes de commandes, en raison du confinement lié à la crise sanitaire et du fait que l’activité aérienne a été totalement stoppée, mais l’entreprise a récupéré des aides de l’État et n’a pas eu à supporter les dépenses relatives au chômage partiel, indique Michel Lecourt, représentant syndical CGT.

Il souhaiterait comme tous ses collègues comprendre la décision de la direction. Durant le confinement, plus aucune équipe n’a travaillé le week-end et la nuit et le télétravail a également été instauré pour beaucoup de personnes au sein de l’entreprise. Une situation qui perdure actuellement et qui crée « une ambiance morose », confie le syndicaliste.

Les salariés étaient conviés pour une prise de parole des syndicats, mercredi 8 juillet, près de leur enrtreprise.
Les salariés étaient conviés pour une prise de parole des syndicats, mercredi 8 juillet, près de leur enrtreprise. (©Isabelle Villy)

Les critères de licenciement pour l’heure inconnus

Quoi qu’il en soit, les représentants syndicaux estiment qu’il faut prévoir la reprise d’activité de ce secteur aéronautique et font valoir que le personnel de Sumpar est « qualifié et difficile à trouver dans cette filière ». Une façon de dire qu’il serait peut-être bon de ne pas se séparer de salariés dont les compétences sont recherchées. Pour l’heure, les syndicats affirment ne pas connaître les critères qui seront retenus pour licencier les 30 ou 35 salariés concernés mais tous sont déterminés à batailler pour faire infléchir la direction.

 

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« Il va falloir être mobilisés et solidaires », a martelé Michel Lecourt aux salariés présents pour la prise de parole, ajoutant qu’ils ne devaient pas se « laisser embrouiller par la direction. Allez chercher les contre argumentaires à la CGT, nous serons toujours là ».

« Les carnets de commandes sont pleins »

De son côté, le représentant syndical de l’Union départementale Pascal Morel a affirmé que « la filière aéronautique est loin d’être en difficulté. Les carnets de commandes sont pleins pour dix ans au moins, donc il y a du boulot et il doit être partagé ». Il a appelé les salariés à « rester soudés ». Constatant que les sous-traitants seront évidemment les premiers touchés par la casse sociale, les représentants syndicaux ont annoncé qu’ils allaient « s’organiser avec toute la filière aéronautique pour échanger et construire », bien déterminés à ne pas accepter de suppression d’emplois et de délocalisations à l’étranger, au Maroc, en l’occurrence, où l’entreprise Sumpar possède une filiale.

 

« Le patron n’a pas tous les droits. Mais il a celui de faire respecter le droit du travail », a conclu Handy Barré de l’union locale CGT Rouen. À noter qu’un rendez-vous a déjà été pris près d’un cabinet d’expertise pour contrer un éventuel PSE. 

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La direction de l’entreprise n’a pu être jointe.

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