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Propositions direction en date du 6 avril 2022

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Début du sujet

La direction du groupe Thales a envoyé à toutes les OS représentatives du groupe (CGT, CFDT, CGC, CFTC) une proposition écrite de sortie de conflit mise en signature. Elle contient :

-          Budget politique salariale 2022 : un budget spécifique complémentaire de 0,3% sera ajouté au budget de 3,5%. Les modalités de ce budget spécifique seront à définir au niveau de chaque société. Une réunion de négociation est à prévoir au niveau société avec les DSC

-          Revalorisation des minimas conventionnels : la mise à niveau des minima conventionnels sera réalisée sans impact sur le budget de politique salariale 2022. C’est à dire sortis des 3,5% (budget général) + 0,15% (budget spécifique Egalité Pro)  + 0,3% (budget complémentaire).

-          Mesure bas salaires : aucune augmentation inférieure à 4% (AG+AI) pour les salariés dont la rémunération mensuelle de base est au-dessous de 2 300€.

-          Prise en compte à hauteur de 20% des heures de grève par récupération en temps.

-          Déblocage des notes de frais dont l’objet n’était pas la manifestation du 10 mars à La défense.

-          Engagement de ne prendre aucune mesure individuelle suite aux actions menées dans le cadre du conflit.

Signature d'un protocole d'accord chez Dassault en rappelant que Dassault est le deuxième plus gros actionnaire du groupe Thales. Difficile d'imaginer que la direction de Dassault puisse contrecarrer une politique salariale ambitieuse à Thales au vu de ce qu'elle a cédé pour les salariés de son propre groupe !

 

Communiqué de la CGT Dassault

Ce conflit appartient aux grévistes qui décideront lors d’une consultation

Il y a 2 semaines, le PDG a proposé aux différentes organisations syndicales la signature d’un
accord de fin de conflit dont les mesures principales étaient : une AG de 140 € brut sur le salaire de base, ancienneté comprise, et un remboursement de 60 % des heures de grève depuis le 18
décembre 2021. La date butoir de signature de l’accord de fin de conflit expirait jeudi dernier et en cas de non signature on retombait à 42 € brut d’augmentation générale.

Grace à la mobilisation de tous les grévistes, sur tous les sites, la CGT a été en mesure de refuser ce chantage. Plus fort encore, après l’expiration du délai pour signer cet accord le PDG n’est pas revenu aux 42 € brut d’augmentation générale et,suite à notre demande, a concédé à nous recevoir une nouvelle fois afin de discuter du conflit qui nous mobilise depuis 17 semaines.

Lors de cette réunion qui s’est tenu hier de nouvelles avancées ont été permises et les nouvelles
propositions sont les suivantes :
- 140 € brut d’augmentation générale sur le salaire de base de tous les compagnons, techniciens, employés et agents de maitrise (107 € net). Rétroactif au 1er janvier 2022
- L’ancienneté serait rajoutée à cette augmentation générale. Ce qui fait de 4 € à 25 € brut en
plus (3 € à 19 € net) en fonction de votre ancienneté. Rétroactif au 1er janvier 2022
- Le budget d’AI serait distribué à hauteur de 1,70 %
- Les heures de grève seraient remboursées à hauteur de 80% du 18 décembre 2021 au
vendredi 8 avril 2022
- Les sanctions et autres courriers de mise en garde seraient retirés
- Les cadres qui n’auraient pas d’augmentation individuelle auraient une augmentation
générale unitaire dont on ne connait pas la valeur

Ce mouvement social, ce recul de la DG sur leur chantage et ces avancées sont historiques.
C’est pour ça que nous félicitons tous les grévistes qui se mobilisent depuis 17 semaines.
Aujourd’hui nous estimons que la hauteur des propositions de la Direction Générale permet la
tenue d’une consultation que nous organiserons sur tous les sites (nous vous tiendrons
rapidement au courant des modalités de cette consultation). La question qui vous sera posée aux grévistes sera simple : soit on continue soit on arrête et on accepte les dernières propositions de la Direction.

La réalisation de cette consultation a été possible grâce à tous les grévistes mais quel que soit
les victoires que nous obtiendrions elles profiteront à tous les salariés, quel que soit la hauteur
de leur mobilisation et de leur solidarité aux côtés des grévistes. C’est pour ça que seuls les
grévistes seront consultés sur la suite du mouvement et nous invitons les non-grévistes à
respecter les sacrifices et les risques pris par leurs collègues et à ne pas participer aux votes.

Quelle que soit la décision qui sera prise par les grévistes, la CGT sera à vos côtés !

L'accord de fin de conflit proposé par la direction du groupe Thales est une insulte pour le mouvement syndical et les salarié-e-s qui n'ont pas compté leur énergie et leurs heures de grève. L'intersyndicale CGT/CFDT/CFTC/CFE-CGC portait deux revendications non négociables :

- une budget d'augmentation à 4% minimum

- le rétablissement de la rétroactivité au 1er janvier 2022

Aucune de ces revendications n'a été satisfaites. Pire encore puisque la direction pousse le cynisme jusqu'à proposer une mesure qui ne lui coûte rien : le rattrapage des heures de grève à hauteur de 20%. En gros, la direction du groupe condescend à autoriser les grévistes à éponger leurs heures de grève avec des CP, RTT, HV, c'est à dire que la direction du groupe autorise les salarié-e-s à se payer eux et elles-mêmes leurs heures de grève.

En Macronie, le mépris des gens d'en-haut pour les gens d'en-bas s'affiche sans aucune vergogne !

Signer un accord aussi pourri et éloigné des revendications essentielles portées par un fort mouvement social dans le groupe Thales, même si il contient quelques "miettes sur une toile cirée", c'est se priver le cas échéant de refaire partir un mouvement de grève si les conditions s'y prêtaient ; par exemple si l'inflation venait encore à augmenter.  

Nous ne le répèterons jamais assez : le groupe Thales a les moyens d'une politique salariale d'un bon niveau et nous engageons sa direction à regarder de plus près les concessions que le deuxième actionnaire du groupe Thales en l'occurrence Dassault a dû faire aux salarié-e-s !

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