CSE-extraordinaire du 24/07/2020

Objectif de ce CSE extraordinaire finir les points du jour du CSE extraordinaire du lundi. 3h pour boucler, théoriquement, les points du jour en rajoutant deux nouveaux points… mais même en 4h, il ne sera pas question des dernières planches concernant la réorganisation d’AVS.

1) Information sur les conséquences générales de la crise sanitaire COVID19 sur les activités aéronautiques et supports de TAVS Valence

La direction nous montre comme à son habitude un tableau très noir de la situation.

Pour introduire le sujet un état des lieux est donné sur le secteur de l’aéronautique. Un état des lieux qui date car au moment de sa réalisation ce n’était que des prévisions qui se sont avérées -au moins pour l’instant- plus sombre que la réalité actuelle.

Noircir le tableau, voilà encore la fameuse « stratégie du Choc » de Naomi Klein qui revient et l’objectif –inavoué évidemment- est clair : faire accepter  la restructuration avenir ! Mais cette fois ci, nous nous en réjouissons, l’ensemble des syndicats ne s’y laisse pas prendre !!!

Une restructuration qui touchera en premier lieu FLX et le secteur Aéronautique.

La Direction (groupe) « veut éviter un Plan de Sauvegarde de l’Emploi ». A force de jouer avec la nov-langue pour nous perdre, c’est la direction qui se met les pieds dans le tapis ! Il faudrait éviter de sauver des emplois ? Elle voulait sans doute dire un plan de licenciement mais en utilisant des expressions « modernes » qui cachent la réalité elle en vient à dire le contraire de ce qu’elle voudrait dire. Lapsus révélateur ?

Le groupe Thales a mis en place l’accord de Gestion Active de l’Emploi (GAE) qui doit aussi répondre à des situations comme celles que nous vivons. Un accord signé par la direction -évidemment- et par l’ensemble des syndicats représentatifs au niveau groupe. Mais au vu de la situation, cet accord ne répondrait pas aux besoins et il serait donc nécessaire de réaliser un nouvel accord ! Une négociation qui risque, à n’en pas douter, d’être particulièrement tendue : on réalise un accord intéressant et quand il faut le mettre en place on le jette à la poubelle sans argument, sans explication concrète -sauf une affirmation- et on voudrait croire que le prochain serait pris en compte dans l’avenir ?

Pire, dans la présentation, après avoir expliqué que cet accord ne répondait pas aux besoins, il est question dans le transparent qui suit de l’utiliser au cas par cas. Là cela devient incompréhensible ! Cet accord répond ou ne répond pas aux besoins ?

Si on lit entre les lignes on peut comprendre qu’il s’agit en fait de supprimer des postes de travail en nombre important et rapidement sans passer par cet accord et pour noyer le poisson dans l’eau on va faire quand même semblant de l’utiliser pour diminuer la « catastrophe ». Là encore dormez tranquille blanc mouton, puisqu’on vous le dit… le loup vous surveille gentiment !

La présentation, hélas encore une fois, est incomplète et pose encore plus de question qu’elle n’en répond. Les syndicats posent des questions mais la direction Valentinoise se refuse à répondre, elle n’a pas autorité pour, même si -comme elle le reconnaît-elle même- elle a plus d’information qu’elle ne veut bien nous dire. Il faut au syndicat pêcher les informations partout où cela est possible avec des mauvaises interprétations toujours possibles. Au final cela met tout le monde en difficulté !

Attention un autre piège risque de venir : il faudra peut-être sacrifier notre salaire ou certaines conquêtes pour sauvegarder des emplois ! Et là encore soyons vigilant, il y a eu en France et dans de grands groupes de trop nombreux exemples, ces régressions n’ont permis de sauver, ni des sites, ni des emplois mais n’ont étés trop souvent que des bombes à retardement !

Il est question de « compétitivité site » comprenez qu’il va falloir rogner sur nos conditions de travail et après avoir déjà « optimisé » nos espaces de travail « grâce » au Lean et aux Open Space, il va donc falloir en faire plus dans des espaces de plus en plus réduit. Est-ce que les postes de travail partagés, ou nomades vont être à l’ordre du jour ? On nous avait pourtant promis que les Open Space ne devaient jamais mener à cela !

Depuis quelques temps il est prévu -mais la direction se refuse toujours à le dire- un regroupement entre Moirans LCD et Valence. Il y a déjà plusieurs postes qui sont partagés sur les deux sites. La prochaine amélioration de la compétitivité site sera-t-elle de faire venir une grande partie -voir la totalité- du personnel de Moirans LCD dans nos locaux dans le même espace de travail ? Voir peut-être l’inverse ? Sachant qu’à Moirans il y a LCD, RAD mais aussi Trixell… A ce titre la CGT demande une réunion commune des directions et des Représentants du Personnel des deux sites. La direction refuse catégoriquement ! Le regroupement des deux sites se fera à n’en pas douter en éliminant les doublons, là encore sous prétexte de compétitivité.

Puisqu’on parle d’économie à réaliser et de tenir des budgets pour le site, la CGT a rappelé que nous allons avoir des frais importants avec le départ de notre voisin SAFRAN avec, entre autre, un système de rétention d’eau de pluie, la réserve d’eau pour les sprinklers… Depuis des années tout le monde sait que SAFRAN va quitter le site, mais pourtant contrairement à ce que chaque bon père ou bonne mère de famille aurait fait dans une telle situation Thales n’a pas mis un sous de côté pour cela ! Et ça tombe maintenant dans une des pires situations ! Voilà comment mettre en danger notre site et sa compétitivité !

2) Points de situations : sanitaire et activité partielle

La situation Sanitaire du site a rapidement été évoquée. Les mesures sanitaires et de distanciation physique permettent, pour l’instant d’éviter un cluster sur notre site. Les pics nique sont interdits et un suivi attentif du respect des mesures et entrepris. Si ces mesures sont contraignantes, syndicat et direction partagent leurs nécessités et souhaitent que ces mesures soient prises en compte avec les adaptations qui peuvent être nécessaires.

Sur l’activité partielle, la direction précise que Valence serait un cas atypique avec peu d’impact même si au moins un département (eFM) est touché. Le secteur des Drones continue à se développer et pour notre part nous nous en réjouissons il s’agit là d’une forme de diversification.

3) Points demandés par les élus

Projet LEO

Valence participe à l’industrialisation du testeur PCR. Il s’agit d’un projet initié par une PME/Startup mais des difficultés sont apparues et la solution ne semble pas encore totalement éprouvée. Il faut encore faire des vérifications avec l’institut Pasteur qui a peu de créneaux pour pouvoir réaliser les tests en questions. Pour notre part nous nous réjouissons tout de même de voir une certaine forme de diversification sur Valence avec donc des nouveaux projets qui nous amènent des activités. Nous ne pouvons qu’espérer que cela puisse rapidement se renouveler ! Les difficultés rencontrées correspondent à des difficultés qu’on rencontre dans tous projets, c’est bien notre travail que de chercher à les résoudre.

Point de suivi du projet de détachements du CCI Valence vers le CCI Moirans LCD

Deux salariés des magnéto seront amenés à travailler prochainement à Moirans dans des conditions qui nous semblent intéressantes. Cela devrait permettre de réduire considérablement le  chômage partiel pour le personnel de l’équipe concernée sans impact négatif à Moirans. Une personne de l’équipe va rester sur Valence pour maintenir une faible production et des compétences.

Il s’agit, pour l’instant, d’une mission de 3 mois.

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