Arrêt de toutes les productions non essentielles sur les sites de fabrication aéronautique

Demande du Jeudi 26 mars 2020 des syndicats de l’aéronautique signataires

Nous sommes en guerre. Le gouvernement vient de voter des ordonnances qui durcissent le confinement et suppriment des droits du travail. Et pendant ce temps, des directions d’entreprises nous demandent de retourner au travail. D’un côté, on met des milliers d’amendes pour confiner les gens, de l’autre, on nous demande de faire tourner les usines. C’est de l’inconscience, la seule garantie pour se protéger de cette épidémie reste le CONFINEMENT !

Le courrier rédigé par Airbus mardi 18 mars n’était donc pas une fake-news. La direction d’Airbus précisait la reprise du travail pour le lundi 23 mars. En suivant, les entreprises sous-traitantes demandent elles aussi la reprise d’activité à ses employés, en argumentant qu’il faut satisfaire les exigences du client Airbus.

Une direction d’entreprise sous-traitante va jusqu’à ordonner à tous les salariés la reprise, par des mots comme « les gens vont devoir choisir de quoi ils veulent mourir, de faim ou du virus ».

En résumé : quand tout va bien on ne peut pas partager les richesses ; quand tout va mal il faut tout de même produire ces richesses. Cette crise nous montre un système à bout de souffle, qui appelle à des transformations profondes.

Concrètement dans les faits, pour le moment, seul un petit nombre de salariés va reprendre le travail avec des mesures très contraignantes qui ne permettent pas d’effectuer les tâches habituelles. La reprise du travail se fait en mode dégradé. Par ailleurs, le volontariat n’est pas toujours de mise, et certaines entreprises obligent les salariés à revenir sur les sites de production, sous couvert que la Direccte refuse les demandes de chômage partiel.

Airbus propose des masques, gants et combinaisons afin de protéger les salariés sur site, pendant que les services médicaux appellent à l’aide pour fournir du matériel aux soignants et malades. Tous ces masques doivent être donnés en urgence au personnel soignant.

On nous fait prendre des risques pour fabriquer des choses non-essentielles face à la crise sanitaire :

  • Notre santé doit passer avant les profits,
  • Plusieurs filières et pays se posent la question de réorienter la production, par exemple pour fabriquer des respirateurs artificiels ; la question se pose aussi pour la filière aéronautique.

La situation risque d’évoluer très vite, car la reprise dans les entreprises est difficile, et certaines sont reportées de quelques jours. Nos syndicats CGT et UNSA-Aérien de la filière aéronautique, demandent le paiement des salaires à 100% pendant la période de confinement pour tous les salariés non éligibles au télétravail, à la garde d’enfants ou souffrant d’affection longue durée. Les dividendes dégagés par la filière le permettent amplement !



Syndicats de l’aéronautique signataires: UNSA-Aérien DERICHBOURG, CGT TOFER, CGT Airbus avions, CGT Airbus Defense&Space, CGT Latécoère, CGT Safran Power Unit, CGT Collins, CGT Ratier-Figeac, CGT Figeac-Aéro, CGT Safran Nacelles, CGT Mécachrome, CGT Atelier Haute Garonne, CGT SOGETI, CGT Ventana, CGT Dassault-Argenteuil, Safran Electrical Power, SES, Safran Villemur, CGT OTIS, CGT LIEBHERR Aerospace, CGT Technal, CGT ONERA, CGT Thales AVS, …

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